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Articles

La dernière option

 Ce midi, je pleurais dans la cuisinette de la job.  Une job de laquelle j'ai voulu partir à partir du moment où j'y ai mis les pieds.  Une job qui est arrivée trop vite, que j'ai pas pris le temps de réfléchir.  Un rebond d'une précédente relation professionnelle un peu trop corsée.  Mes employés ont l'air de bien m'aimer.  Je les aimes bien aussi.  C'est pas tellement ça le problème.  Je pleurais parce que depuis quelques jours, j'ai réalisé que les jobs qui semblaient m'aimer, étaient pas mal tout le temps en chute libre.  Une question de temps avant qu'elles meurent.  Je pleurais parce que j'ai ben réalisé que j'étais pas mal tout le temps un dernier choix.  Pis je sais pas qu'est-ce qu'il faut que j'en comprenne.  Je sais pas si c'est comme la petite fille qui aime tellement jouer au volley-ball mais qui est tout le temps prise en dernier parce qu'elle n'est pas aussi bonne que ce qu'elle pense.  Je sais ...

Peine d'amitié

Quelque chose sur laquelle je travaille avec ma TS, c'est mon trouble de l'attachement.  J'ai une tendance à avoir un.e bff, full chummy qu'on se voit tout le temps, pis après quelques temps, qu'iel me tape solidement sur les nerfs, pis que quand j'essaies d'en parler, il est déjà trop tard.  Pis c'est tannant, parce que maintenant que je sais que j'ai un pattern, je ne sais plus jamais si la personne me tape pour de vrai, ou si c'est mon trouble de l'attachement qui parle.  *** Cher.ère ami.e Saches que tu prendras pas mal plus de temps à partir de ma tête que tous les crushs et exs que j'ai pu avoir.  Que je vais ressasser tous les plaisirs qu'on a eu,  À me demander si je suis passée à côté d'un bonheur ou non,  Et de n'avoir qu'un soulagement temporaire de ton absence que j'ai créée,  Parce que quand ça ne sera pas de la nostalgie,  Ça va juste être de la colère de tous les non dits, de toutes les choses que j'...

Last kiss

 Cher endroit où j'ai travaillé pendant 5 ans.  Notre relation a commencé de manière particulière.  Entre autre, grâce à l'événement tragique qui m'a amenée à commencer ce blogue.  Là où, on m'a dit, "je transforme la colère en sagesse".  Je ne sais pas si c'est vrai.  Mais je sais que ça a fait du bien à des gens.  Tout comme je me souviens que tu me l'as reproché.  La semaine même où j'ai fait une tentative de suicide pour cause d'harcèlement psychologique au travail, tu m'as appelé pour un contrat. J'ai jamais passé d'entrevue, tu m'as juste appelé.  Pis après mon contrat de 5 semaines, tu m'as rappelé ensuite pour continuer. Pis encore après.  J'ai jamais passé d'entrevue.  Ça m'a tout le temps donné le syndrome de l'imposteur, d'ailleurs. Je me souviens d'en avoir parlé dans mes thérapies de groupe, back in the days.  ***  Cher endroit où j'ai travaillé pendant 5 ans, Notre relation a pas été...

DQ

Fait une couple de fois qu'on me la sort.  DramaQueen.  DQ.  Mais en moins bon que le fameux sundae aux même initiales.  En fait, j'en suis un, sundae DQ.  Parce que je me souviens que la seule fois que j'y suis allée, j'ai commandé un sundae au chocolat full peanuts pis que la petite pelure rouge des arachides n'avait pas été enlevée.  Un délice au goût amer.  *** Aujourd'hui, j'ai essuyé un énième lamentable "t'es compliqué, t'es drama, bref, fuck you" (Résumé sommaire, en traduction libre).  Monsieur K., m'a demandé comment je me sentais par rapport à ça.  "Ça fait quand même quelques fois que ça m'arrive. C'est blessant." que je lui ai répondu.  "Je me sens socialement inapte" que j'ai ajouté. "Je pense que tu devrais surtout dater des gars avec un minimum d'intelligence émotionnelle et d'empathie." qu'il m'a répondu.  Et pourtant.  Je me refuse de critiquer ces monsieurs de ...

Les romans dramatiques

Je me souviens de cette soirée là.  La deuxième qu’on passait ensemble.  Les détails me glissent des mains, honnêtement. Mais je me souviens que tu m’avais dit très clairement, que tu n’avais aucun sentiment particulier pour moi.  Que je t’ai demandé ensuite qu’est-ce que je faisais là alors, chez toi.  Tu m’as juste répondu quelque chose dans le genre de « qu’est-ce que t’en penses? »  On a dû baiser ensuite, je ne sais plus.  Mais j’étais toute brisée en dedans.  Parce que ne rien ressentir pour quelqu’un, c’est un peu violent, quand on y pense.  Ressentir de l’amour, de l’affection, de l'empathie, de la pitié, de la bienveillance, une complicité, de la haine, de la honte, de l’envie… on peut ressentir plein de choses pour une personne.  Cette personne peut être aimée comme amant.e, amoureux.se, ami.e, connaissance, collègue, membre de la famille, chum de brosse…  On peut la détester comme son.sa pire ennemi...

Punch dans'yeule

 Il y a de ces compliments qui font l'effet complètement inverse.  Qu'au lieu de faire du bien, il donnent envie de courir loin, loin, loin, de se mettre en petite boule et de pleurer jusqu'à ce que nos yeux soient aussi enflés que ceux d'Éric Lapointe.  (Salut, Éric! :P )  *** On est vendredi soir. Aucune amie n'était dispo pour un apéro, et donc, en sortant de l'épicerie, j'ai décidé de me gâter. D'aller dans un "vrai" resto.  Faque je m'installe et tout et je m'apprête à terminer la lecture de "La vie en gros" de mon ami, Mickaël Bergeron.  Le livre est vraiment bon, btw. C'était touchant, ça m'a fait l'effet d'une claque dans face (pas tout de suite, le punch dans'yeule!) j'ai réalisé tous mes biais concernant la grossophobie et la diversité corporelle, j'ai pu m'associer à pleins d'expérience qu'il a vécu... sérieusement un ouvrage solide.  Faque ma vie va bon train sur ma p'tit...

Un gars simple

 Mathieu, 38 ans "Je suis un gars simple, qui aime les choses simples, cherchant une relation simple"  C'est une phrase que je croise souvent sur mes micro escapades d'app de rencontre.  Généralement, toute personne avec ce genre de phrase dans sa description se mérite un swipe left.  Cette agression virtuelle venant d'un pouce qui glisse sur un écran d'IPhone.  Mais pourquoi, pourquoi, j'haïs autant les gars simples, qui aiment les choses simples, cherchant des relations simples??? Tsé, moi, dont l'un des plus beaux souvenirs d'enfance est le doux souvenir d'une toast au nutella que la mère de mon amie m'avait coupé en triangles et dont la coupe géométrique mystique en a fait un souvenir délectable que je porte encore aujourd'hui dans ma mémoire, à 35 ans?  Me semble que c'est assez simple comme bonheur, non? Pis ouin, me semble que moi aussi, j'me cherche une relation simple? Avec quelqu'un de nice, genre.  Ahhhhh... mais ...