Et si je me permettait d'aimer, enfin, délibérément? Et si j'embrassais mes ami.e.s, leur offrait des câlins qui vont au-delà de la convivialité? Si je me permettais de leur caresser les cheveux en regardant un film, D'écouter leur souffle qui fait un doux mouvement lent? Si je me permettais de les regarder passionnément, En les trouvant magnifiques, en les aimant, profondément? Est-ce que cela empêcherait les fendillements de mon coeur de se poursuivre? Si je me permettais de voir, de croire, de savoir, qu'aimer n'est qu'une émotion comme les autres, temporaire, faite pour briller, seulement un instant? Si je me permettais de voir l'amour comme une étoile filante, une luciole, Une si petite chose qu'on voit passer si vite, si rapidement, Tellement vite qu'on est parfois seul.e à l'avoir vue, Avec toute cette excitation, Digne d'un enfant, "Elle est là! Elle est là!" Et souhaiter, sans y croire trop vraiment, ...
Anciennement "Blessure narcissique", le titre ne correspondait plus à ce que j'avais envie d'écrire. Observation de mon propre reflet, mais cette fois-ci, dans la fenêtre, pour mieux y observer le voisin.