Tu ne me posais jamais de questions. Je te regardais, de l'autre côté de la table, déblatérer ta vie. T'écouter, dans tes projets que je trouvais plutôt ordinaires, mais pour lesquels je te sentait motivés. Et j'avais besoin de quelqu'un de motivé. Tu ne me posais pas de questions. Je te le disais souvent, que ça me dérangeait. Et le jour où je t'ai explosé mes besoins en pleine face, tu n'y croyais pas. Que mon verre débordait. Tu pensais qu'il serait éternellement vide. Qu'il se vidait continuellement. Comme s'il ne pouvait s'emplir que de toi. Pas de moi. Pas de mes journées, pas de ma famille, ni de mes amis. Ni de mes propres projets, ni même de mes rêves déchus. Tu pensais qu'il ne s'emplissait que de tes paroles. Comme si elles étaient l'eau dont j'avais besoin. Comme si ton puit n'était pas contaminé de ton cholera De ta merde, De ta merde de vie. Quelqu'un m'a déjà demand...
J'ai commencé une thérapie hebdomadaire suite à une dépression, suivie d'une tentative de suicide. Ma psy a décrit mes symptômes comme étant des "blessures narcissiques". En gros, c'est quand on outrepasse tellement tes valeurs fondamentales que tu pètes ta coche. Littéralement. Journal de ce qui se passe dans ma tête, à des moments ou d'autres.