Accéder au contenu principal

DQ

Fait une couple de fois qu'on me la sort. 

DramaQueen. 

DQ. 

Mais en moins bon que le fameux sundae aux même initiales. 

En fait, j'en suis un, sundae DQ. 

Parce que je me souviens que la seule fois que j'y suis allée, j'ai commandé un sundae au chocolat full peanuts pis que la petite pelure rouge des arachides n'avait pas été enlevée. 

Un délice au goût amer. 

***

Aujourd'hui, j'ai essuyé un énième lamentable "t'es compliqué, t'es drama, bref, fuck you" (Résumé sommaire, en traduction libre). 

Monsieur K., m'a demandé comment je me sentais par rapport à ça. 

"Ça fait quand même quelques fois que ça m'arrive. C'est blessant." que je lui ai répondu. 

"Je me sens socialement inapte" que j'ai ajouté.

"Je pense que tu devrais surtout dater des gars avec un minimum d'intelligence émotionnelle et d'empathie." qu'il m'a répondu. 


Et pourtant. 

Je me refuse de critiquer ces monsieurs de "manque d'intelligence émotionnelle et d'empathie". 

Je les aimes tous, encore. 

Je les aimes pour ce qu'ils m'ont apporté, et m'apportent encore. 


Je me refuse de les catégoriser de snowflake,

Ils ont juste répondu à notre vécu ensemble selon leur expérience personnelle. 


Je me refuse de les haïr. 

Mais je m'autorise à avoir de la peine. 

À être en désaccord.


Je me refuse de les qualifier de dramaqueen. 

On avait juste des émotions incompatibles. 


***

J'essaie, tant bien que mal, de terminer ce billet de blogue là. 

Qui relate une énième fois mes tragédies amoureuses de pôv tite fille blanche au Beauty privilege. 

Fait je sais pas combien de fois, que je reprends la conclusion. 

En tentant de faire des liens un peu bouetteux avec l'intro. 

***

Mais tsé, la réalité, c'est que si on me nomme plusieurs fois, que je suis drama, je devrais peut-être essayer de régler de quoi, à quelque part. 

Mais tsé, la réalité c'est que plus je parle à d'autres filles célibataires, plus je réalise que le qualificatif de DQ est peut-être un peu utilisé pour tout et rien. 

Mais tsé... 


Mais tsé, la réalité c'est que il y a peut-être une petite partie de moi, 

À travers mes grands discours,

Qui souffre ben gros qu'il ne fasse pas ton affaire, mon sundae DQ. 


Pis que je peux juste rien faire pour contrer ça.  

Même moi, je l'aime pas, leur fucking sundae. 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Plein de vide

Tu ne me posais jamais de questions.  Je te regardais, de l'autre côté de la table, déblatérer ta vie.  T'écouter, dans tes projets que je trouvais plutôt ordinaires, mais pour lesquels je te sentait motivés.  Et j'avais besoin de quelqu'un de motivé.  Tu ne me posais pas de questions.  Je te le disais souvent, que ça me dérangeait.  Et le jour où je t'ai explosé mes besoins en pleine face, tu n'y croyais pas.  Que mon verre débordait.  Tu pensais qu'il serait éternellement vide.  Qu'il se vidait continuellement.  Comme s'il ne pouvait s'emplir que de toi.  Pas de moi.  Pas de mes journées, pas de ma famille, ni de mes amis.  Ni de mes propres projets, ni même de mes rêves déchus. Tu pensais qu'il ne s'emplissait que de tes paroles.  Comme si elles étaient l'eau dont j'avais besoin.  Comme si ton puit n'était pas contaminé de ton cholera  De ta merde,  De ta merde de vie.  Quelqu'un m'a déjà demand...

Éphémère

 Et si je me permettait d'aimer, enfin, délibérément?  Et si j'embrassais mes ami.e.s,  leur offrait des câlins qui vont au-delà de la convivialité? Si je me permettais de leur caresser les cheveux en regardant un film,  D'écouter leur souffle qui fait un doux mouvement lent? Si je me permettais de les regarder passionnément,  En les trouvant magnifiques, en les aimant, profondément?  Est-ce que cela empêcherait les fendillements de mon coeur de se poursuivre?  Si je me permettais de voir, de croire, de savoir, qu'aimer n'est qu'une émotion comme les autres,  temporaire, faite pour briller, seulement un instant? Si je me permettais de voir l'amour comme une étoile filante, une luciole,  Une si petite chose qu'on voit passer si vite, si rapidement,  Tellement vite qu'on est parfois seul.e à l'avoir vue,  Avec toute cette excitation,  Digne d'un enfant,  "Elle est là! Elle est là!" Et souhaiter, sans y croire trop vraiment, ...

Les boîtes de bleuets

 Il y a une grange derrière la maison de mes parents.  On y trouve pas mal d'affaires.  Évidemment, la machinerie de ferme de mon oncle,  Mais aussi du stock qui sert pu, genre des ti meubles Entreposés sur une espèce de mezzanine  Vraiment pas accessible.  Les balles de foins, aussi,  Ça vient avec la ferme.  Pis des boîtes de bleuets. Des piles, hautes, de boîtes, toutes du même format,  Designées pour s'empiler l'une sur l'autre, de manière à ne pas écraser les perles d'or bleu du Lac-Saint-Jean. Avec une division au centre. Faite pour contenir une quantité pas mal égale de bleuets. Roses, jaunes, grises, bleues.  Auparavant, elles sortaient à chaque mois d'août,  Par du monde crinqués à arrondir les fins de mois Crinqués à se lever beaucoup trop tôt pour un samedi,  À aller dans le fond du bois.  Par du monde qui se rappellent que ça a brûlé il y a quelques années, au X ième kilomètre,  Dans le fond de Saint-Thom...