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Articles

Dire sa pensée

Je ne sais pas, pourquoi, mais moi, quand il m'arrive un truc émotionnel important et que mon cerveau s'enfonce dans un typhon de pensées irrationnelles, déstructurées et laissant la place à quelque chose qui se rapproche sensiblement à de l'hystérie profonde, j'en parle. Et une personne, c'est rarement assez. J'en parle à minimum 2-3 personnes. J'absorbe leur vision des choses afin de tout d'abord me comprendre, puis de restructurer ma pensée, y remettre de l'ordre, et tenter de rebalancer l'émotif et le rationnel. Je pense que c'est un peu pour ça que j'ai commencé ce blog. Dégueuler ma vie. À quelque part, au moins, en me disant que certaines personnes accepteront ce dégueuli et m'en donneront du feed-back. Mais généralement, c'est plutôt de la compassion et de l'envie qui en ressort. J'ai déjà entendu "Si j'avais seulement au moins la moitié de ton guts!!!". Ouais, right. Honnêtement, j...

Oui, le ciel est backorder

En réponse à Patrick Lagacé, sur ce texte très pertinent: http://plus.lapresse.ca/screens/39b50034-dbec-41dd-abd0-15aafee558d4__7C___0.html?utm_medium=Ulink&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR2NDgHOSPUKTxC4uJEIPLOs-1U7FWhtNUcVTGHBvT5Db_zKUt0Ydo-wbgU M. Lagacé, J'ai lu "Le ciel est backorder". J'en ai une profonde empathie, même si je ne me reconnais pas dans vos propos. Il y a quoi, 2 ans, peut être un peu plus, j'ai été voir ma médecin de famille en résidence, sous les conseils avisés de ma soeur cadette, travailleuse sociale, et de mon ex, travailleur social aussi. Je voulais me suicider. À cette résidente, je voulais pas trop me confier. Fuck man, déjà que je trouve que les médecins de famille savent un peu tout et rien en même temps, penses-tu franchement que je vais me confier à toi, jeune universitaire pleine d'ambitions? Je sais plus trop ce que je lui ai dit. Probablement que ça impliquait des somnifères...

Amour

Monsieur M, dont j'avais précédemment parlé de la rupture digne d'un film de drame, avait signé au bas de son dernier courriel: "Aimes-toi". J'avais répliqué, bien entendu; moi? ne pas m'aimer? Yeah ,right dude, fuck yourself! Mais c'est bien en écrivant des mots de rupture à ma nouvelle dernière fréquentation que je me suis posé la question: Est-ce que je m'aime? À l'évidence, je crois que la réponse est non. Parce que j'ai réalisé, en écrivant comment je me sentais, qu'au final, ce qui me dérange, est peut-être bien d'être aimée. S'aime t'on, quand on ne veut pas être aimée? Monsieur S, quand j'y pense, j'étais follement amoureuse de lui, lui qui m'a repoussée je ne sais combien de fois pendant ces 3 années. Lui qui m'a dit des choses particulièrement méchantes. J'aimais ne pas être aimée. Sûrement d'une manière masochiste rarement vue auparavant, parce que je commence à p...

Le masque (la suite)

J'écrivais sur facebook, en commentaire, combien il était pertinent de réfléchir à pourquoi on prend certaines habitudes relatives à notre apparence physique. Et je me suis trouvé une bien mauvaise menteuse dans mes justifications. Depuis que je suis arrivée au secondaire que je me maquille. Même au primaire, je mettais du "Ace of Base" dans l'piton, avec un vieux "Filles d'aujourd'hui" de ma soeur aînée et je tentais de répliquer ce que je voyais sur ma face. Essayer de me maquiller avec des crayons à colorier, je l'ai fait. Mes lignes noires au dessus des yeux, je ne sais même plus depuis quand je les fait. Elles font parti de moi, Je me sens akward quand elles ne sont pas là. Ça arrive des fois que la couche coloré que j'étends pendant 10 minutes chaque matin me serve de "statement". Surtout quand je travaillais au montage d'expo, où (ce que les gens savent pas) on démolit et construit l'équivalent d'une m...

Le conflit

Il y a quelques temps, je me suis engueulée avec le conjoint d'une très bonne collègue de travail. Je pense (encore) que ça n'aurait pas dû être. Et je le regrette encore souvent. J'aurais dû mettre fin au "débat" précédent avec une autre personne présente. J'étais pas super à jeun, émotive et j'aurais dû prétexter aller aux toilettes pour mettre fin à la discussion qui m'a atteint vraiment beaucoup sans imposer à la personne le silence. J'aurais dû partir et pas rester quand je me suis dit que j'étais trop à l'envers. Pas prendre le nouveau verre de gin qui venait avec le fait de rester. J'aurais dû voir le hamster de l'égo qui a pris toute la place dans mon cerveau. J'aurais dû faire plein d'affaire pour pas en arriver là, à faire une crise de panique en plein milieu des plaines d'Abraham et appeler le centre de crise à une heure du matin parce que peut-être que je devrais faire quelque chose qui me passion...

Post Mortem

Une amie m'a appelée la semaine passée. Elle était dans un état de détresse. Tannée d'avoir des "idées noires", comme diraient les psy (expression qui me donne tout le temps l'impression qu'on parle à un enfant de 5 ans. Fuck man, j'ai des idées suicidaires, peut-on appeler un chat un chat, sti?). Pis ce soir, en me brossant fièrement les dents avec ma poudre dentaire au charbon (pour rester dans le thème du "noir" ;) ), j'ai repensé à moi. À ce que j'ai vécu. Tsé, moi aussi, j'y repense souvent. Surtout dans le métro à Montréal. Je me dis tout le temps que ça serait si facile. Il n'y a pas de barrière, rien. Juste un train qui arrive vraiment vite. Je la vois, ma cervelle écrasée partout sur la voie. Je sens que je ne ressent plus rien. Tu n'as pas idée comment ça fait du bien, de penser à ne plus rien ressentir. Puis j'embarque dans le wagon, et me dirige vers un endroit quelconque, passer d'excelle...

Alone

Tout à l'heure en revenant du travail, j'ai vu un couple de personnes âgées qui se câlinaient sur le belvédère de la piste cyclable, tout près du fleuve. Je les trouvait vraiment cute. Pis là je me suis demandée : Est-ce que ça va m'arriver à moi, un jour? Pis la réponse qui m'a poppé en tête c'est : "non". Je ne pense pas que je ne le mérite pas. Je pense seulement que je suis plus quelqu'un qu'on désire que quelqu'un avec qui on veut rester. Je dis tout le temps que je suis une bonne deuxième. Professionnellement, mais au niveau relationnel aussi. Les gars, ça ne semble pas leur déranger quand c'est leur amante qui pète des coches. Qui argumente, qui remet en question...comme un gars. C'est pas grave qu'elle ne veuille pas de maison, ni d'enfant et qu'elle veuille mettre sa carrière en priorité. De toute façon, on ne veut pas d'une amante trop envahissante. On ne veut pas construire quelque chose avec ...