Accéder au contenu principal

Articles

Like-moi

 Déjà, même si ça fait pas si longtemps, le souvenir à savoir l'élément déclencheur exact est flou.  Je me suis pogné avec du monde de manière rapprochée par messagerie texte/messenger, ça je sais.  Je me suis pognée en débat avec des inconnus, ça je sais.  Mais je ne sais plus à partir de quand, le moment, le pourquoi, j'ai fait comme "ok, ça suffit".  Pis que j'ai juste laissé faire les RS.  On va se le dire, ça fait du bien.  Mes soirées se passent moins à scroller et plus à danser.  Mes nouvelles se lisent sans une liste de commentaires douteux en dessous qui m'enragent.  Mais je sais pas si c'est le sevrage, mais y'a comme un vide.  Mais je ne sais pas si c'est les gens que je ne vois que sur les RS qui me manquent,  ou juste que je contemple pour une fois mon propre vide en face, sans sa façade de lumière bleutée.  Dans le fond, j'en ai pas de vide.  J'ai plutôt un océan de peurs, d'anxiétés et d'incertitudes.  ...

Xplain

Une fois, un moment donnée,  comprends-tu,  j'étais à un spectacle de danse traditionnelle du monde arabe.   Il y avait une performeuse qui dansait un shaabi.  Dans l'temps, j'étais pas mal plus dans la fusion/neobellydance et honnêtement les danses traditionnelles du pays me passaient pas mal 1000 pieds par dessus la tête.  Je vais mettre ça sur le compte des brassières trop rembourrées et des paillettes trop nombreuses.  Mais reste que je me souviens que madame X avait dit de quoi.  Elle avait dit de quoi que ma mémoire et mes distorsions cognitives reforment ainsi: "C'est vraiment honteux pour des danseuses en Égypte de danser du shaabi, je comprends pas pourquoi les filles ici en dansent aussi".    Cela dit, ma mémoire me joue des tours.  Mais dans mon souvenirs, le message générique était pas mal ça.  Honnêtement, j'avais pris ça comme un fun fact.  J'avais pas grand chose à dire de plus en fait, puisqu'à l'époque, je me f...

La dernière option

 Ce midi, je pleurais dans la cuisinette de la job.  Une job de laquelle j'ai voulu partir à partir du moment où j'y ai mis les pieds.  Une job qui est arrivée trop vite, que j'ai pas pris le temps de réfléchir.  Un rebond d'une précédente relation professionnelle un peu trop corsée.  Mes employés ont l'air de bien m'aimer.  Je les aimes bien aussi.  C'est pas tellement ça le problème.  Je pleurais parce que depuis quelques jours, j'ai réalisé que les jobs qui semblaient m'aimer, étaient pas mal tout le temps en chute libre.  Une question de temps avant qu'elles meurent.  Je pleurais parce que j'ai ben réalisé que j'étais pas mal tout le temps un dernier choix.  Pis je sais pas qu'est-ce qu'il faut que j'en comprenne.  Je sais pas si c'est comme la petite fille qui aime tellement jouer au volley-ball mais qui est tout le temps prise en dernier parce qu'elle n'est pas aussi bonne que ce qu'elle pense.  Je sais ...

Peine d'amitié

Quelque chose sur laquelle je travaille avec ma TS, c'est mon trouble de l'attachement.  J'ai une tendance à avoir un.e bff, full chummy qu'on se voit tout le temps, pis après quelques temps, qu'iel me tape solidement sur les nerfs, pis que quand j'essaies d'en parler, il est déjà trop tard.  Pis c'est tannant, parce que maintenant que je sais que j'ai un pattern, je ne sais plus jamais si la personne me tape pour de vrai, ou si c'est mon trouble de l'attachement qui parle.  *** Cher.ère ami.e Saches que tu prendras pas mal plus de temps à partir de ma tête que tous les crushs et exs que j'ai pu avoir.  Que je vais ressasser tous les plaisirs qu'on a eu,  À me demander si je suis passée à côté d'un bonheur ou non,  Et de n'avoir qu'un soulagement temporaire de ton absence que j'ai créée,  Parce que quand ça ne sera pas de la nostalgie,  Ça va juste être de la colère de tous les non dits, de toutes les choses que j'...

Last kiss

 Cher endroit où j'ai travaillé pendant 5 ans.  Notre relation a commencé de manière particulière.  Entre autre, grâce à l'événement tragique qui m'a amenée à commencer ce blogue.  Là où, on m'a dit, "je transforme la colère en sagesse".  Je ne sais pas si c'est vrai.  Mais je sais que ça a fait du bien à des gens.  Tout comme je me souviens que tu me l'as reproché.  La semaine même où j'ai fait une tentative de suicide pour cause d'harcèlement psychologique au travail, tu m'as appelé pour un contrat. J'ai jamais passé d'entrevue, tu m'as juste appelé.  Pis après mon contrat de 5 semaines, tu m'as rappelé ensuite pour continuer. Pis encore après.  J'ai jamais passé d'entrevue.  Ça m'a tout le temps donné le syndrome de l'imposteur, d'ailleurs. Je me souviens d'en avoir parlé dans mes thérapies de groupe, back in the days.  ***  Cher endroit où j'ai travaillé pendant 5 ans, Notre relation a pas été...

DQ

Fait une couple de fois qu'on me la sort.  DramaQueen.  DQ.  Mais en moins bon que le fameux sundae aux même initiales.  En fait, j'en suis un, sundae DQ.  Parce que je me souviens que la seule fois que j'y suis allée, j'ai commandé un sundae au chocolat full peanuts pis que la petite pelure rouge des arachides n'avait pas été enlevée.  Un délice au goût amer.  *** Aujourd'hui, j'ai essuyé un énième lamentable "t'es compliqué, t'es drama, bref, fuck you" (Résumé sommaire, en traduction libre).  Monsieur K., m'a demandé comment je me sentais par rapport à ça.  "Ça fait quand même quelques fois que ça m'arrive. C'est blessant." que je lui ai répondu.  "Je me sens socialement inapte" que j'ai ajouté. "Je pense que tu devrais surtout dater des gars avec un minimum d'intelligence émotionnelle et d'empathie." qu'il m'a répondu.  Et pourtant.  Je me refuse de critiquer ces monsieurs de ...

Les romans dramatiques

Je me souviens de cette soirée là.  La deuxième qu’on passait ensemble.  Les détails me glissent des mains, honnêtement. Mais je me souviens que tu m’avais dit très clairement, que tu n’avais aucun sentiment particulier pour moi.  Que je t’ai demandé ensuite qu’est-ce que je faisais là alors, chez toi.  Tu m’as juste répondu quelque chose dans le genre de « qu’est-ce que t’en penses? »  On a dû baiser ensuite, je ne sais plus.  Mais j’étais toute brisée en dedans.  Parce que ne rien ressentir pour quelqu’un, c’est un peu violent, quand on y pense.  Ressentir de l’amour, de l’affection, de l'empathie, de la pitié, de la bienveillance, une complicité, de la haine, de la honte, de l’envie… on peut ressentir plein de choses pour une personne.  Cette personne peut être aimée comme amant.e, amoureux.se, ami.e, connaissance, collègue, membre de la famille, chum de brosse…  On peut la détester comme son.sa pire ennemi...