Accéder au contenu principal

Softness

Aujourd'hui, c'était rough. 

En fait, 

Depuis Monsieur S, 

la vie est tough. 


Donc je me suis installée, 

sur mon tapis,

Faire mon yoga en attendant que passe la pluie. 


"Softness" que je me suis dit, 

Quand Helen Camissa, Yoga teacher, 

a demandé "how do you want to feel, in your body but also in your life?" 

Entre deux asanas.


 Ce soir, j'ai réalisé que j'avais besoin de douceur.

J'ai besoin de douceur dans mon corps, 

Sentir que tout est tranquille, 

Dans ma tête, sur ma peau, dans mes os. 


Mais j'avais aussi envie d'être molle. 

Molle comme de l'eau, 

qui te coule entre les mains. 

Molle comme la rivière, 

qui épouse les formes des rochers  

Tout en poursuivant son chemin.

 

Molle comme un mochi, 

qui reprend sa forme après s'être fait poker. 

Molle et douce comme un mochi, 

juste assez sucré. 


Softness. 


"What behaviours, words, thoughts or actions do you need to release in order to feel how you wanna feel?" 

A demandé Helen Camissa, 

Avant d'aller vers un chien tête en bas. 


Une de mes amies m'a dit aujourd'hui 

Qu'en trollant les trolls, 

L'algorithme nous donnait encore juste plus de trolls sur notre feed. 


I'm feeding myself with trolls. 


Les trolls ne sont pas nourrissants. 

Ils sont énergivores. 

C'est les Colins Robinson de Google Chrome. 


Je donne mon énergie à un sac de chips déqualifié et dénutri en clamant la victoire sous prétexte que je l'ai fini. 


Softness. 


J'ai réalisé que je ne me la donne pas, 

Ma softness. 

Que si j'ai pas de douceur et de mollesse, 

C'est pas parce que Globetrotter8179 fait le cave sur Instagram.

C'est pas parce qu'un.e collègue m'a fait chier, 

Que j'ai pas ma softness. 

C'est parce que je ne lâche pas le behaviour qui me permettrais de l'atteindre. 


Ungrasping. 


Ce soir, après le yoga avec Helen Camissa, 

Je suis allée courir. 

Ventiler mes pensées. 

En revenant

En marchant dans la rue, 

mon Cap-Blanc, 

le ciel est devenu rose

L'air semblait duveteux

Les nuages étaient englobants.

Je me sentais comme dans une barbe à Papa. 

J'ai lâché mes comportements. 

Je les ai laissés aller dans la marée.


J'ai regardé le ciel. 

Elle était là

Avec moi

Depuis tout ce temps-là.

J'ai expiré. 


Softness.   


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Plein de vide

Tu ne me posais jamais de questions.  Je te regardais, de l'autre côté de la table, déblatérer ta vie.  T'écouter, dans tes projets que je trouvais plutôt ordinaires, mais pour lesquels je te sentait motivés.  Et j'avais besoin de quelqu'un de motivé.  Tu ne me posais pas de questions.  Je te le disais souvent, que ça me dérangeait.  Et le jour où je t'ai explosé mes besoins en pleine face, tu n'y croyais pas.  Que mon verre débordait.  Tu pensais qu'il serait éternellement vide.  Qu'il se vidait continuellement.  Comme s'il ne pouvait s'emplir que de toi.  Pas de moi.  Pas de mes journées, pas de ma famille, ni de mes amis.  Ni de mes propres projets, ni même de mes rêves déchus. Tu pensais qu'il ne s'emplissait que de tes paroles.  Comme si elles étaient l'eau dont j'avais besoin.  Comme si ton puit n'était pas contaminé de ton cholera  De ta merde,  De ta merde de vie.  Quelqu'un m'a déjà demand...

Éphémère

 Et si je me permettait d'aimer, enfin, délibérément?  Et si j'embrassais mes ami.e.s,  leur offrait des câlins qui vont au-delà de la convivialité? Si je me permettais de leur caresser les cheveux en regardant un film,  D'écouter leur souffle qui fait un doux mouvement lent? Si je me permettais de les regarder passionnément,  En les trouvant magnifiques, en les aimant, profondément?  Est-ce que cela empêcherait les fendillements de mon coeur de se poursuivre?  Si je me permettais de voir, de croire, de savoir, qu'aimer n'est qu'une émotion comme les autres,  temporaire, faite pour briller, seulement un instant? Si je me permettais de voir l'amour comme une étoile filante, une luciole,  Une si petite chose qu'on voit passer si vite, si rapidement,  Tellement vite qu'on est parfois seul.e à l'avoir vue,  Avec toute cette excitation,  Digne d'un enfant,  "Elle est là! Elle est là!" Et souhaiter, sans y croire trop vraiment, ...

Ginette a fait un ben beau voyage

Ginette s’en revient de son ben beau voyage en Espagne avec son mari, son chum, son beau, de depuis toujours, Gaëtan. Depuis qu’ils sont à la retraite, ils aiment ben ça, voyager et profiter de la vie.  Pis asteur, c’est tellement accessible!  Chantale, leur agente de voyage, a donc ben le don de leur trouver des beaux p’tits coins de pays.  A les comprend, t’sais?  Parce que Ginette pis Gaétan ont fait leur lot de resorts dans l’sud, pis ils veulent maintenir vivre des vraies expériences authentiques.  Hey, leur voyage en Espagne là, heeeeee!  Y’ont pu manger des VRAIS tapÂsses, dans une VRAIE auberge espagnole!  Hey, c’était tellement authentique là, tellement, que les serveurs parlaient ni anglais ni français! Y’ont dû attendre qu’un autre serveur rentre pour pouvoir commander! Oui, c’était un ben beau voyage, en tout cas! Ils voyagent tellement qu’ils sont rendus dans les clubs Or de toutes les compagnies aériennes! Mais bon, entendons-nous, à l’â...